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 Narilin, espion Sheikah

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triforce

Narilin

Chauve-souris sans sommeil

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Chauve-souris sans sommeil

Messages : 53
Inscription : 15/03/2015

MessageSujet: Narilin, espion Sheikah   Dim 15 Mar - 13:10



Narilin



Informations

Age : 29
Surnom : Tout ce que vous pouvez imaginer
Race : Sheikah
Camp : Zelda
Orientation Sexuelle : Curieux de tout
Loisirs : Faire des tours de magie, s’installer dans un coin sans être vu pour écouter les gens.
Feat avatar : Marik de Taralen
Rang personnalisé :  
Code:
http://yaoidomination.fr/Narilin/rang.php

Pouvoirs



  • Techniques Sheikah : ce n’est pas réellement un pouvoir, juste de l’entraînement depuis mon jeune âge.
  • Discrétion du chat : je n’en ai pas conscience, cependant je peux devenir totalement silencieux, dans ma manière de marcher ou de respirer. J’ai juste l’impression d’être particulièrement bien entraîné, et que chacun pourrait faire de même…
  • Alarme météorologique : il m’a fallu du temps pour m’en rendre compte, et pour tout avouer, ce sont mes proches qui l’ont réalisé avant moi. Mes oreilles ont tendance à indiquer la météo. Ainsi, si elles frétillent et sont placées un peu vers le bas, c’est qu’il va pleuvoir. Si elles sont plaquées contre mon crâne, un orage est proche… Depuis que j’ai réalisé cela, au moins, j’évite de me faire tremper en mission…  
  • Arc et poignards : ce sont les armes que j’ai appris à utiliser, avec une préférence pour l’arc court car il est plus facile de tirer avec dans des endroits étriqués. Dans la pratique, je n’aime de toute façon pas spécialement me battre...


Description Physique


Je poussai un hurlement de douleur pure lorsqu’un de mes os se brisa dans un bruit sinistre. L’extrémité blanche avait percé ma peau matte, et je baissai la tête, refusant de regarder mon bourreau. Il ne tarda pas à écarter mes mèches brunes et forcer à ce que je le regarde. Mes yeux noisettes ne reflettaient toujours pas de haine pour lui. Juste de la tristesse. Une immense tristesse, qui n’avait pas cessé depuis l’attaque.

Soren lâcha le bras qu’il venait de me briser, m’intimant de parler. Comme toujours, il me demandait où était la princesse. Comme toujours, je ne répondais rien. Ce fut cette fois un tisonnier chauffé à blanc que le Sheikah sortit du feu, m’arrachant un nouveau hurlement...


Je me réveillai en sursaut, le cri mourrant dans ma gorge. Heureusement, je dormais seul depuis longtemps et les cauchemars ne gênaient plus personne. Je passai ma main sur le bras précédemment brisé, me souvenant parfaitement de la douleur. Elle était presque inscrite dans ma chair… Mais il n’y avait rien. Je fis jouer mes muscles, pour retirer les courbatures dues au cauchemar. Comme toujours, j’avais l’impression que la peur ressentie s’était logée dans l’extrémité de mes pieds, et je remuai les orteils nerveusement, avant de passer la main dans mes longs cheveux bruns. Avec un demi sourire, je jouai un instant avec mes oreilles dénudées de boucles ou autre ornements et, malgré l’heure qu’il aurait été honteux d’appeler matinale, je me levai.

Je me cognai contre la poutre apparente du plafond, laissai échapper un juron. Je n’étais pourtant pas si grand. Un mètre quatre-vingt. Pas de quoi prendre les encadrement de toutes les portes, mais cette grange était particulièrement basse de plafond. J’enfilai ma tunique et mes bottes, passai mon carquois et mon arc dans mon dos, sous ma cape. Je ne portais aucun insigne extérieur qui montrait mon appartenance au clan de Sheikah, mais je portais l’oeil marqué d’une larme sur ma nuque, bien dissimulé sous mes cheveux ; mes vêtements, eux, étaient toujours dans les tons verts et bruns, pratiques vers le voyage et les longues marches.

J’attachai mes cheveux au niveau de mon épaule, laissant quelques pièces à côté de l’endroit où j’avais dormi après avoir rassemblé mes affaires et partis sans faire de bruit, avec une démarche aussi souple que féline. La fatigue d’une nuit trop courte marquait mon visage, mais je devais être à midi au Palais, où je ferais mon rapport à la Reine Zelda… J’enfourchai ma monture, m’excusant à voix basse de la réveiller aussi tôt, et le lançai au galop.


Description Mentale


Je jetai un regard à Lyme, aussi sérieux que déterminé. Je savais qu’il s’opposait à mon plan, mais qu’il ne m’empêcherait pas de le réaliser. Après tout, ils faisaient également partie de la famille royale. Et je ne comptais pas les laisser croupir en prison. Surtout que j’avais cru comprendre qu’ils étaient, tout comme Zelda, orphelins. J’avais déjà trop attendu, mais la tension marquait mon visage, la peur nouait mon ventre.

“Certaines parties du palais sont restées identiques. J’arriverai à entrer, et je sais où ils sont retenus.”

Je jetai un regard à l’homme qui gisait à terre, presque méconnaissable. J’avais dû le torturer pour avoir ces informations. Je doutais pouvoir me le pardonner un jour. Je me levai, l’embrassai et partis sans me retourner. C’était peut-être une mission suicide, mais je refusais que personne ne vienne pour eux…


Je pouvais attendre des heures sans en éprouver la moindre impatience. Dissimulé au point où c’en était presque de la magie - je disais souvent que j’étais un magicien, de toute façon - j’attendais simplement ma proie. Et lorsque celle-ci arriva, me passa devant sans me voir, je sortis de ma cachette en silence, la suivis quelques instants sans qu’elle ne s’en apperçoive…

“Bonjour Princesse Faya !”

Elle sursauta et se retourna, m’offrant un sourire dès qu’elle me reconnut. J’avais toujours apprécié Faya et Ayshell, et j’aimais faire rire la jeune fille. Zelda commençait à être un peu âgée pour apprécier mes tours de passe-passe. Je n’avais pas envie de m’avouer que c’était surtout parce que Zelda n’était plus dupe depuis longtemps, sur ma fatigue et ma peine. Je n’avais pas envie d’inquiéter mes proches, et le meilleur moyen pour éviter cela était souvent la solitude…

Pourtant, après quelques instants de discussion - où je lui avais affirmé que j’allais bien - elle posa une main délicate sur mon bras.

“Vous avez l’air fatigué, Narilin…”

Mon expression se figea, juste un instant, avant que je n’aie un léger rire. Elle aussi, au final, était trop perspicace, ou bien… Le manque de sommeil commençait à être réellement trop visible. Je m’éclipsai rapidement, la rassurant sur le fait que c’était simplement ma dernière escapade qui m’avait fatigué, et j’étais persuadé qu’elle ne remarquerait le peigne délicat, de facture zora, que je lui avais glissé dans les cheveux avant de partir que bien plus tard.

Une fois dans ma chambre - et après m’être assuré auprès d’Impa que j’avais une bonne demi journée où on ne me dérangerait pas et où on aurait pas besoin de moi devant moi - je poussai un lourd soupir, laissant mon expression réelle reprendre le dessus. Une vraie nuit de sommeil. J’avais réellement souffert, avant de trouver comment en obtenir une. J’avais essayé différents produits, l’épuisement physique, l’alcool.

Puis il y avait eu ce somnifère, utilisé normalement avant les opérations ou pour calmer les mourants qui souffraient trop. On m’avait prévenu des dangers, je me forçai à ne pas en prendre trop régulièrement, jamais en mission. Je n’en avais parlé à personne, refusant d’entendre leurs avis négatifs sur la question. Ils ne comprendraient pas. J’avais presque les mains tremblantes lorsque je préparai la dose de somnifère, et je pris à peine le temps de me déshabiller pour m’allonger dans le lit, pressé de dormir enfin. Et si un jour je ne me réveillais pas… Tant pis. J’avalai le somnifère avec hâte, et m’abandonnai avec plaisir et soulagement au sommeil, enfin.


Histoire


Lorsque j’arrivai pour la première fois au palais, j’avais à peine 15 ans. L’âge moyen des Sheikahs qui quittent le village pour aller terminer leur apprentissage au palais, en gros… Jusque là, ma vie s’était limitée au village et aux alentours, et à un apprentissage captivant. Après tout, si tout se déroulait bien, je serait espion pour la famille royale.

Rapidement, je me fis à la vie au palais. Je faisais tourner en bourrique Impa et son sens du sérieux bien trop développé, et elle acceptait même de me laisser jouer avec sa protégée. Elle, au moins, elle appréciait mes tours de magie. Des vrais tours de magie, ceux qui font disparaitre les nez des Princesses pour les faire rire aux éclats. Certes, Impa était moins réceptive à ça, mais cela ne m’empêchait pas de le faire.

Ce fut ainsi que je rencontrai Khinjar. J’étais encore gamin à l’époque, et il avait beau être mon aîné de 5 ans, nous partagions le goût de la plaisanterie, d’aimer faire rire les gens autour de nous. Mais lui… Lui, il semblait cacher quelque chose de lourd, pesant, qui rendait son regard parfois si nostalgique que j’en avais de la peine pour lui. Je mis quelques mois à me décider à lui rendre réellement le sourire, un an pour en tomber amoureux, un autre pour le convaincre de sortir avec moi.

D’autres jeunes vinrent du village. Soren, Nimon et Méarl, et je n’hésitai pas à assister Impa dans leur apprentissage. Surtout que, si je m’occupais d’espionner pour le roi, dans tout le royaume, j’avais besoin de quelqu’un, sur place. Je comptais sur Impa pour les répartir comme il se devait, même si j’appréciais particulièrement d’embêter Soren, avec sa manie d’être toujours plongé dans les livres…

Je voyageais aussi beaucoup, et le plaisir de la découverte compensait - difficilement - la frustration d’être séparé de Khinjar… J'aimais la routine que nous avions mis en place. Nous étions discrets, par habitude de ma part, préférant mettre seulement quelques personnes au courant. Et petit à petit, j'avais vu le passé de l'homme que j'aimais le laisser en paix. Il se tournait enfin vers notre futur...

Le flou de l'année que nous avions perdue, car Ganondorf ne pouvait venir chercher la Triforce et être enfermé en même temps, me laissa un goût amer, mais j'acceptai d'avoir perdu certains proches. J'acceptai sans la comprendre la mort de Nimon et Méarl, refusant d'en vouloir à Soren pour cela, même si le jeune homme avait disparu. J'aurais aimé le retrouver, lui poser des questions, mais je n'y arrivai pas... Je n'arrivais pas non plus à partager la haine d'Impa pour lui, et je reportai sans mal mon affection sur Kee-Mey lorsque celui-ci arriva. Il était tellement coincé et sérieux, comme Impa par certains aspects, que je me demandais si j'étais réellement Sheikah lorsque j'étais avec eux.

Les explications de la Reine sur le sujet me suffirent, même si je vis bien que ce n'était pas le cas de Khinjar. Il aurait voulu se souvenir mais rien ne revenait. Quant à moi...

~°~

J'étais revenu dès que j'avais entendu parler de l'attaque, refusant d'y croire. Et pourtant, en arrivant au palais, il n'y avait plus aucun doute à avoir. J'avais cherché quelqu'un qui puisse me renseigner, en toute discrétion, et je m'étais rendu dans les cachots, le cœur serré d'y voir entassé nos soldats. J'avais attendu un changement de garde pour m'approcher de Zeôn, lui demandant de m'expliquer ce qui s'était passé.

J'aurais dû être heureux que la princesse et Impa aient pu fuir, et je me doutais qu'elles iraient au village Sheikah, où nous pourrions protéger Zelda. Mais ne pas voir Khinjar dans les prisonniers... J'osais enfin, le regard plus qu'inquiet, poser la question qui me brûlait les lèvres depuis le départ...

«  Et Khinjar  ?  »


Je me réveillai en sursaut, en larmes. Je cherchai un instant où j'étais, jusqu'à ce que les bras de Khinjar se referme sur moi. Je laissai échapper un hoquet et vins me blottir contre lui, le réveillant alors que j'éclatais en sanglots, incapable de lui expliquer mon état. Il y avait quelque chose de trop réaliste, qui correspondait trop à ce que nous avait expliqué Zelda, pour que j'aie des doutes...

Ce n'était que la première fois, mais pas la dernière que ce genre de cauchemars me prenaient. Je revivai mes recherches des affaires de mon amant, pour avoir un petit quelque chose de lui, ou bien la découverte de la trahison de Soren, de la mort de Nimon et Méarl… Tout arrivait en désordre, des années d’une vie d’horreurs sans lui.

A chaque fois, je me réveillais du cauchemar en hurlant. Lorsque je finis par en parler à Impa, elle m’expliqua bien que c’étaient des réminiscences, mais… Cela ne changeait rien. Je refusai d’en parler à Khinjar, incapable de parler de sa mort ou même du reste. La vie sans lui, les tortures… Je restais muet sur le sujet, terrorisé à l’idée de dormir sans lui. A chaque fois qu’il partait, j’essayais de ne pas dormir, ou le moins possible, pour éviter les cauchemars. Ce n’était pas tous les soirs, heureusement, mais comment savoir ?

Je savais bien que ce n’était pas sa faute s’il était envoyé ailleurs, mais je ne le supportais pas bien. J’allais aussi en mission, plutôt souvent, hors du palais. Et les nuits que nous passions ensembles se tranformaient, petit à petit, en source de stress pour lui, alors qu’elles étaient nécessaires pour moi, tout en me rendant nerveux. Je savais bien qu’il souffrait du fait de ne pas savoir, autant ce que lui avait fait pendant cette période que ce qui semblait me traumatiser. Comment aurait-il pu bien prendre le fait que je lui cache ce qui me minait, me détruisait à petit feu ? Nous devenions de plus en plus prompt à reprocher à l’autre ce qu’avant n’aurait pas été un problème...

~°~

Je restai blotti contre Lymë, sanglottant doucement. J’avais aimé, j’avais tout oublié, l’espace d’un instant, dans ses bras. Et pourtant, à présent, je culpabilisais terriblement, l’impression d’avoir trompé mon défunt amant me laissant un goût amer dans la gorge. Cela faisait pourtant plus d’un an… Après avoir vérifié qu’Impa et Zelda étaient bien arrivées au village Sheikah, j’avais décidé de repartir, de tenter d’aider contre Ganondorf. J’avais rencontré Lymë ainsi, sur les chemins, et il était animé du même but que moi. Nous ne faisions pas grand chose, hélas, par rapport aux atrocités que subissaient le peuple, mais nous faisions quand même notre possible. Et j’avais fini par lui céder...

Au moins, cette nuit là, je n’avais pas eu à réveiller Khinjar, même si le souvenir était terriblement gênant. Je savais que je lui aurais fait de la peine si j’en avais parlé… Ma gêne augmenta lorsque je croisai Lymë, au bourg, et qu’il vint directement me voir. Il se souvenait, bien mieux que moi, et j'aurais certainement fait la même chose que lui... Au départ, j'hésitais mais finalement... C'était comme retrouver un vieil ami, et je l’invitai dans ma chambre pour discuter, me retrouvant bientôt à lui expliquer mes problèmes, ma nouvelle vie, sans pour autant parler de ce que je faisais – il savait que j'étais un Sheikah, et était assez intelligent pour additionner 1 et 1, après tout...

Je ne sus pas réellement comment je me retrouvai à pleurer dans ses bras, sans doute aucun épuisé par le sommeil qui me fuyait depuis plus d'un an, ma relation avec Khinjar qui s'étiolait… Je ne m’attendais pas à ce qu’il me relève le visage et m’embrasse, profitant du fait que j’essaye de protester pour approfondir, me tirant un gémissement…

Ca aurait dû s’arrêter là. Je lui aurais expliqué que non, que j’aimais Khinjar à la folie, mais… Lorsque je m’écartai de Lymë, les joues rouges, Khinjar était sur le pas de la porte. Je ne sus jamais ce qu’il venait faire là, étant donné que ce fut le début d’une longue dispute. Je ne cherchais pas à minimiser ce que j’avais laissé faire - car j’aurais pu repousser Lymë bien plus efficacement - et j’essayais même de lui expliquer… Peut-être aurais-je mieux fait de ne rien dire. Lorsque j’expliquai ce qu’était mon ancien ami pour moi, une partie de ce que nous avions partagé, je vis bien que c’était une erreur. Il y avait de quoi prêter à confusion, bien sûr, mais…

Il finit par laisser tomber, alors que nous en étions à nous hurler dessus, et chercher à partir. Je le retins : je partais le lendemain, pour presque deux semaines, si tout se passait bien, je ne voulais pas rester fâché avec lui… Je le suppliai de ne pas me laisser ainsi, de ne pas laisser cette discussion inachevée. Il décida qu’elle était terminée, comme notre histoire.

Je n’osais pas lui courir après et, après cette décision, je le laissai partir, muet. Le perdre… Je refusais de vivre cela une seconde fois. Je partis, la mort dans l’âme, et lorsque je revins lui-même était envoyé ailleurs… Je décidai de l’attendre. Je savais quand il revenait, et j’eus la confirmation qu’il était bien rentré… Pourtant, il ne vint pas. Ni le premier soir, ni le second, ni le troisième.

Je me décidai alors enfin à aller le voir, du moins à essayer. Je croisai son regard, de loin, et il détourna les yeux, changea de trajectoire… J’avais compris le message. Je ne revis plus Lymë, le détestant au départ de ma rupture avec Khinjar, avant de réaliser que c’était simplement ma faute. J’avais certainement été trop loin dans mes reproches, alors qu’au fond, j’étais celui qui se faisait soutenir…

~°~

J’y étais presque. J’avais réussi à déjouer les protections du palais, bien plus abouties qu’à la prise de celui-ci, et j’avais enfin pu localiser les deux enfants que je cherchais. Plus silencieux qu’une ombre, je glissai contre les murs, lorsque soudainement un fouet enflammé claqua, s’enroulant autour de mon poignet et me tirant un cri de douleur. Je me retournai pour fixer Soren, refusant d’y croire ou de le haïr.

“Soren… Je suis juste venu chercher Ayshell et Faya. S’il te plait… J’aimerais prendre le temps de discuter avec toi, de comprendre, mais… Ce sont des enfants, ils ne peuvent pas rester enfermés…”

Je n’avais pas envie de me battre contre lui, mais je devais libérer les enfants… Avec réluctance, je sortis une arme, me rendant bientôt compte que Soren maîtrisait une magie qui lui donnait un avantage certain sur moi. Si j’arrivai à le blesser, ce n’était qu’anecdotique, et j’essayai de fuir… Il me rattrapa sans mal en ouvrant un portail, et les tortures commencèrent. J’eus beau demander, je ne sus jamais ce qu’il était advenu des deux enfants…


J’étais devenu une ombre, dès que je sortais du palais. C’était bien plus pratique pour espionner, de toute façon, même si je gardais toujours mon côté pitre - et magicien avec le nez d’Impa, juste pour éviter de trop l’inquiéter - dès que j’étais entourré, je cherchais de plus en plus la solitude. Je ne retrouvai pas Soren, malgré mes recherches, pour comprendre. Les cauchemars ne se calmaient pas, j’étais simplement seul, à présent, pour les affronter lorsqu’ils me laissaient terrorisés.

Je n’hésitai pas à utiliser mes capacités pour éviter Khinjar, et si au début de notre rupture il m’arrivait de l’espionner, pour être certain qu’il allait bien, qu’au moins lui se remettait, j’arrêtai le soir où je le vis accompagné. Il était temps que je me remette, moi aussi… Ca n’était pas bon, ni pour lui d’être espionné ainsi, ni pour moi d’entretenir mon amour pour lui.

J’avais de toutes façons d’autres problèmes à régler. Réussir à dormir. Suffisament pour ne pas que ce soit dangereux en mission, assez peu pour limiter les cauchemars. Tout ce qui pouvait m’y aider était bon pour ça… Je n’avais pas l’espoir d’oublier réellement Khinjar. Un jour, ma mère m’avait dit que lorsqu’un Sheikah tombait réellement amoureux, c’était jusqu’à la mort. J’avais peur qu’elle ait raison…. Mais cela ne m’empêchait pas de continuer à vivre, et c’était le principal…

L’augmentation des monstres puis le retour de Ganondorf me tenaient à présent particulièrement occupé. J’étais bien moins présent au palais, ce qui m’allait parfaitement : cela me donnait moins l’occasion de voir Khinjar, et d’avoir le coeur douloureux à chaque fois. Je prenais des risques, je m’acquitais de mon devoir de manière presque suicidaire pour moi, et pourtant je revenais toujours présenter mon rapport d’espionnage. Ganondorf était de retour… Et moi, je savais bien ce que ça voulait dire, autant pour le Royaume que Khinjar…

Il aurait suffit d’un mot de la Reine pour que j’aille, au péril de ma vie s’il le fallait, tenter de l’assassiner…

~°~

J’étais terrorisé, bien plus que par les tortures que j’avais pu subir avant. Tant que ça me concernait uniquement, tant que j’étais le seul concerné. Mais Soren m’avait annoncé - certainement parce que j’étais à bout, après cinq années dans ses cachots - que les choses avaient commencé à bouger. Que j’allais pouvoir servir de monnaie d’échange. Je refusais qu’Impa ait le poids de ma mort sur la conscience, car je savais qu’elle ne trahirait pas pour moi. J’aurais refusé qu’elle le fasse, de toute façon…

Mais j’avais peur de la mort. Surtout que dans mon cachot, il n’y avait aucune manière de faire ça proprement… J’en étais réduit à me demander si l’étouffement était une solution viable, si j’arriverais à me trancher la langue en la mordant. Mes os mal ressoudés ne me permettaient pas de faire quelque chose de réellement physique, et penser aux diverses manières de me tuer n’avait rien de très réjouissant.

Les visites de Soren, en soi, étaient devenues une torture, vu qu’il me rappelait à chaque fois quelle serait mon utilité ensuite… Et pourtant, un jour, il laissa tomber un morceau de verre, en quittant ma cellule. Je ne fis aucune remarque, aucun mouvement comme quoi j’avais vu cela. Je n’étais pas tout à fait certain que ce soit volontaire, mais je n’hésitai pas à m’ouvrir la gorge avec.




Et Après ?

Prénom/Surnom: Alia
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Kee-Mey

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Messages : 226
Inscription : 02/12/2012

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DC: //
Camp: Zelda

MessageSujet: Re: Narilin, espion Sheikah   Dim 15 Mar - 14:03


Une nouvelle fois, bienvenue sur le forum, mais est-ce que c'est bien la peine de te le dire ? xD
Tu es ici chez toi, et je te valide avec grand plaisir !

Vas donc jouer des tours de magie aux autres, à présent que tu le peux. ♥

_________________
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Narilin

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Chauve-souris sans sommeil

Messages : 53
Inscription : 15/03/2015

MessageSujet: Re: Narilin, espion Sheikah   Dim 15 Mar - 14:12


Mercii !!

*vole le nez de Kee-Mey et s'enfuit avec*

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MessageSujet: Re: Narilin, espion Sheikah   


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Narilin, espion Sheikah
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