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 Arthel Faraën | Ménestrel vagabond, musicien mélancolique [|Fini|]

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triforce

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MessageSujet: Arthel Faraën | Ménestrel vagabond, musicien mélancolique [|Fini|]   Ven 28 Fév - 12:47



Arthel Faraën



Informations

Age : 23 hivers
Surnom : Je n’en ai pas ?
Race : Hylien
Camp : Du côté de contre-Ganondorf
Orientation Sexuelle : Hétérosexuelle
Loisirs : Jouer du luth ou de la lyre, vagabonder.
Feat avatar :

Pouvoirs

Arthel n’a pas de pouvoir. C’est juste un Hylien ordinaire ; les seules capacités qu’il possède sont celles qu’il a obtenues à la sueur de son front.

Description Physique

Arthel possède des traits fins, mais son apparence chétive est détrompée par sa fine musculature - même si elle est en partie dissimulée par ses vêtements. Il a la peau douce et claire, comme celle d’un abricot ; elle n’est pas tannée par le soleil, malgré le fait qu’il passe le plus clair de son temps à vadrouiller dans la nature. Oh, bien sûr, il reste aussi dans les auberges, comme ménestrel distrayant les clients lors de son passage, et accompagne parfois quelques caravanes sur une partie de leur route…

Il ne porte d’ailleurs pas de vêtements spécifiques pour se produire sur scène. Ce sont plutôt des vêtements de voyage, ou en tout cas qui lui sont agréables. Il en a quelques-uns, qu’il garde dans les tons unis ; ses pantalons sont soit blancs, soit bruns, soit couleur de paille, et ses tuniques sont souvent grises, vertes ou blanches. Il ne se séparera jamais de sa cape, et son visage est parfois caché son ample capuche, d’où ne sort que son éternelle tresse.

Ses cheveux d'or sont rarement détachés. Mais malgré le fait que sa tresse soit maintenue par un lien blanc quelques mèches rebelles lui échappent et tombent sur son regard. D’ailleurs, parlons-en, de son regard. Ses prunelles d'émeraude auront toujours cette lueur douce, mais bien souvent lorsqu’il se perd dans ses pensées, c’est un éclat de tristesse qui brille dans son regard. Un éclat qui peu serrer les cœurs de ceux qui le voient… Car c’est un éclat douloureux.

Des accessoires ? En voyageur aguerrit, Arthel porte toujours un paquetage dans son dos, et pour cause : il abrite son luth des intempéries. N’avais-je pas précisé que c’était un ménestrel ? Il prend soins de ses instruments. Sa lyre, ornée d'arabesques représentant du lierre, est solidement arrimée à sa ceinture, et ne quittera que rarement son flanc lors de ses déplacements ; il en prend grand soin. Sinon, une simple épée courte est accrochée à son autre flanc, pour lui permettre de se défendre. Mais il a conservé un dernier souvenir de sa douce ; l’une de ses boucles d’oreilles qu’il lui avait offerte, un saphir pendant à une petite boucle d’argent, qu’il n’ôte jamais.

Description Mentale

Si notre Hylien possède un physique pouvant attirer la gent féminine, et donc la compagnie, il recherche parfois la solitude. Non pas qu'il soit agoraphobe, ou qu’il ne pense la compagnie indigne de lui, mais la tristesse qu'il éprouve le pousse à s'éloigner quelques temps de la civilisation afin de puiser la sérénité nécessaire pour paraître décontracté. Et visiter des lieux inconnus lui permet de trouver l'inspiration pour composer un poème ou une ballade. Mais ne vous en faîtes pas, il est d’un naturel doux, et ne s’énervera que difficilement ; s’il a besoin de solitude, il s’éloignera en s’excusant de vous fausser compagnie.  Et lorsqu’il est prêt à rester auprès de vous, il se montre très chaleureux.

Cependant, si l’on va le voir dans les auberges, ou au coin d’un feu de camp, ce n'est pas forcément à cause de sa gentillesse ou de sa politesse, mais surtout parce qu'il possède un talent certain avec les instruments à cordes. Que ce soit avec sa lyre ou son luth, accompagnés par sa voix, il passera une grande majorité de son temps à s'exercer ou à se donner en spectacle. Il faut bien gagner sa vie, n'est-ce pas ? Et il s’est entraîné dur avec Elena pour parvenir à exceller avec ses instruments et sa voix. Ne pas continuer dans cette voie serait dommage…

Il n’est pas agressif du tout. Il possède bien une épée, mais il ne s’en sert qu’en cas d’urgence ; même s’il sait la manier, il préfèrera fuir qu’affronter ses adversaires. Il n’aime pas la violence. Il en a assez vu… Il peut paraître couard, mais en réalité, c’est la violence qu’il fuit. Même s’il pourra rester auprès de ses compagnons si ceux-ci ont besoin de son aide.

Oh, et vous ais-je précisé qu'il accorde une grande valeur sentimentale à sa boucle d'oreille et à sa lyre ? Non ? Eh bien, c'est fait. Pourquoi ? La question réside là. La réponse ? Je vous la donnerai plus tard, sans doute... Car malgré son caractère chaleureux et amical, une partie de son cœur est brisée, morte avec le seul être qu'il aimait sur cette terre. Sa mélancolie semble ne jamais pouvoir guérir ; il est certaines plaies qui ne cicatrisent pas forcément avec le temps. Bien des saisons ont passé depuis qu’il a cessé de chercher sa bien-aimée, et il y a toujours ce vide en son cœur qui ne pourra pas être comblé… Même un baume, une potion ou une fée ne pourra jamais guérir ce mal. Car c’est la maladie de l’amour perdu…

Histoire

Un simple regard, un geste. Quelques paroles échangées, une rougeur qui monte aux joues. Des pensées qui se bousculent, un pouls frénétique. Des signes qui ne trompent pas. L'Amour est sans doute un des plus beaux trésors de l'univers, mais il devient encore plus précieux lorsqu'il est partagé.

Mais certaines choses ne sont pas faîtes pour durer. Cela est consigné dans le livre de la vie : les plus belles choses sont éphémères. Même la plus belle fleur d'un parterre se fanera. Et il est certains chemins parmi ceux, infinis, de la vie, qui ne mènent qu'à la destruction...

Pourtant, cette fleur pure, aux couleurs éclatantes, a le temps de se développer et de croître dans la terre humide. Et lorsqu'elle disparaît, la douleur est là, réelle, et le paysage redevient terne... Combien de temps la terre se reposera-t-elle suffisamment assez pour permettre aux nouvelles graines d'être plantées et de germer ? Et combien de temps faudra-t-il pour que quelqu'un passe venir déposer une nouvelle semence ? Saura-t-il faire pousser de magnifiques fleurs, ou au contraire, laissera-t-il les mauvaises herbes envahir le nouveau parterre ?

Ces questions, seules les Déesses en connaissent les réponses. Laissons le destin décider des chemins possibles : il nous suffit juste d'emprunter le bon. Pour le moment, préoccupons-nous plutôt de savoir comment cette fameuse fleur a poussé, et d'où vient sa graine. Écoutez... Six années après la prise du pouvoir de cet être maléfique, un jeune homme est adossé à un mur, dans le village Cocorico. C'est un réfugié, lui aussi. Et un simple petit geste va bousculer sa vie...

~~~

Son estomac poussa un grognement désapprobateur. Il soupira. Cela faisait un moment qu'il lorgnait sur l'étalage rempli de pommes. Mais sans un seul rubis en poche, acheter un des fruits allait être une tâche ardue... Surtout que le vendeur surveillait sa marchandise d'un œil attentif… Il ressemblait un peu à son chien, qui montait lui aussi la garde. Il ne put s'empêcher de sourire devant la similitude, mais ses lèvres s'abaissèrent bien vite en une grimace affamée sous un autre grognement protestataire. Voler n'était pas son sport favori, mais cela lui permettait de vivre. Si seulement quelque chose pouvait attirer l'attention du commerçant ailleurs, peut-être qu'il arriverait à lui passer sous le nez...

Un brusque parfum de chèvrefeuille l'assaillit alors qu'une silhouette blanche le dépassait. Abasourdi et ébloui par l'apparition, il cligna des yeux et se demanda si ce n'était pas un ange qui venait de tomber du ciel. Ses longs cheveux bruns atteignaient son bassin, et elle était toute en courbes gracieuses ; sa beauté n’avait d’égale que sa grâce. Était-ce un rêve ? Si tel était le cas, il souhaitait ne pas se réveiller.

Il vit la jeune fille se diriger d'un pas léger vers l'étalage de pommes. Son commerçant semblait tout aussi subjugué par l'apparition. Même le chien à l'air sévère se leva et se frotta à ses jambes pour réclamer des caresses ; elle se pencha vers lui, et le jeune homme pu la voir de profil. Ses pommettes hautes se détachaient de son visage sans trop en saillir. Ses joues colorées et ses lèvres pleines, de la même couleur qu'un bouton de rose, ne furent pas ce qui retint son attention. Il semblait que son regard d'azur l'avait ensorcelé, et qu'il était en train de se noyer dans cette mer calme.

Comme elle se détournait, il se rendit compte qu'il avait retenu son souffle. Prenant une  inspiration, il ne put s'empêcher de l'observer. Elle tâtait les fruits rouges pour voir s'ils étaient mûrs, mais il n'avait d'yeux que pour elle… Soudain, elle se retourna et s’éloigna. Il n'avait même pas vu qu'elle avait payé son achat et avait pris les pommes dans son panier. Il se rejeta en arrière afin qu'elle ne le voie pas. Il ne voulait pas qu'elle vienne lui demander pourquoi il l'avait regardée d'une telle manière. Pourquoi ? Lui-même n'en savait trop rien.

Mais lorsqu'elle passa à son aplomb, elle s'arrêta, se retourna et lui lança une pomme. Il la rattrapa maladroitement, et le fruit manqua de tomber à terre.

« Si tu as faim, mange quelque chose au lieu de dépérir. A moins que tu n'aies pas d'argent ? »

Il en resta coi. Seul un bégaiement incompréhensible franchit ses lèvres ; il se reprit et tâcha d'articuler.

« Je... Je suis sans le sou, c'est vrai.

- Et ta famille ? Tu dois avoir quelqu'un pour s'occuper de toi, non ? »

Il secoua la tête.

« Je suis orphelin. Je n'ai jamais connu mes parents. Oh, je n'en souffre pas. Comme je ne les ai jamais rencontrés, je n'éprouve ni douleur, ni rancune. Et on s'est bien occupé de moi, à l'orphelinat. »

Elle ne dit rien, et un silence s'installa entre eux. De plus près, elle était plus petite que lui, mais ils devaient avoir le même âge. Sa robe blanche semblait refléter le soleil, lui créant comme une aura de pureté. Il en eut le souffle coupé.

Mais un grognement rompit le silence planant, provenant de nouveau du ventre du jeune homme. Elle rit, d'un rire joyeux et doux, un rire qui vous met de bonne humeur en toutes circonstances. Il aurait voulu que jamais elle ne s'arrête.

« Mange au lieu d'ignorer ton estomac ! »

Il ne se fit pas prier. Très vite, il ne resta du fruit qu'un trognon rongé. Il n'avait pas rempli son estomac entièrement, mais c'était déjà suffisant pour lui. Et il n'osait pas - ni ne voulait - offusquer sa bienfaitrice.

« Quel est ton nom ? »

Il fut surpris par sa question autant que par son comportement. D'habitude, personne ne faisait attention à lui. Et quelle était cette sensation étrange qui lui avait serré le cœur lorsqu'il l'avait vue ? Mais il lui répondit tout de même après cette légère hésitation.

« Mon nom est Arthel.

- Enchantée, Arthel ! Je me nomme Elena, Elena Faraën. »

Elle sourit, et une légère rougeur lui monta aux joues. Soudain, elle tressaillit.

« Oh, ma mère va s'inquiéter si je tarde trop ! À une prochaine fois ! »

Elle lui fourra hâtivement une autre pomme dans la main avant de s'éloigner presque en courant. Il la regarda s'éloigner, se demandant pourquoi elle troublait ainsi son cœur tandis qu'un parfum de chèvrefeuille flottait encore dans l'air.

~~~

Il revint le lendemain au même endroit. Son cœur avait conduit ses pas face à l'étalage de pommes, et il espérait revoir Elena. Il se doutait du nom des sentiments qu'il nourrissait à l'égard de la jeune femme, mais n'osait pas encore prononcer à voix haute ce que clamait son cœur.

Il ne la revit pas avant plusieurs jours, et il lui semblait que son cœur saignait durant ce temps. Mais il fut heureux de la revoir ; son ravissement fut tel qu'il lui semblait exploser de joie. Ils se séparaient toujours en bon termes, et une amitié toujours grandissante se développa entre eux. Bientôt, il l'accompagnait sur une partie du chemin de retour de la jeune fille.

« Dis-moi... » lui demanda-t-elle un matin, les joues légèrement rouges. « Est-ce que... Que dirais-tu de venir manger chez moi ? Cela fait un moment que je parle de toi à mes parents, et ils aimeraient te rencontrer... »

À la fois surpris et enchanté par l'invitation, il lui demanda s'il était présentable. En seule réponse, elle sourit et lui prit la main pour l'entraîner. Sa paume était comme une braise dans sa main, mais était aussi douce que du satin. Il ne fit pas mine de se dégager, et ne la lâcha que lorsqu'ils arrivèrent en vue de la maison de la jeune femme.

Il fut très bien accueilli. Les parents de la jeune femme se comportaient amicalement avec lui, comme s'il était un ami perdu de vue depuis des années. C'était nouveau pour lui, mais en même temps, il se sentait à l'aise. Il restait poli, parlait amicalement avec les parents d'Elena... Mais ses yeux ne pouvaient se retenir de dériver sur la jeune Hylienne, qui l'observait aussi. Lorsque ses yeux se posaient sur elle, elle baissait timidement son regard en rougissant.

Le repas le rassasia complètement. Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas éprouvé la sensation d'avoir l'estomac plein… Puis les parents de la jeune femme lui proposèrent de rester chez eux. Il déclina poliment l'offre, mais ils insistèrent, arguant qu'ils possédaient une chambre vide à l'étage et qu'il pourrait payer le gîte et le couvert en les aidant et en accomplissant certaines tâches, comme couper du bois. Il finit par accepter, et ne put s'empêcher d'apercevoir l'éclat joyeux dans les yeux si bleus d'Elena.

~~~

Cela faisait plusieurs jours qu'Arthel avait emménagé chez Elena et ses parents. Comme convenu, il exécutait les tâches qu'on lui confiait, mais pas seulement : il se montrait serviable en toute circonstance. Cependant, son attention était presque toujours tournée vers la jeune femme. Il ne cessait de rêver d'elle chaque nuit, et ses sentiments à son égard ne semblaient pas être non plus une simple affection.

Un jour, alors qu'il débitait du bois, il entendit le son d'une lyre, ainsi qu'une douce voix accompagner les accords de l'instrument. Reconnaissant la voix d'Elena, il s'approcha de la source de la musique. Il la trouva debout, à l'arrière de la maison. Il n'osait l'interrompre tant sa chanson était magnifique… Elle lui amena presque des larmes tant elle était paisible.

Finalement, elle frôla la dernière corde, et la note solitaire vint effleurer le cœur du jeune homme. Il lui semblait qu’il souffrait plus encore qu'avant de ne pouvoir avouer ses sentiments à l'Hylienne. Il ne voulait pas la blesser, ni la mettre dans une situation déplaisante. Il ne voulait pas se fier à une simple supposition sur le cœur d'Elena.

Elle se tourna vers lui, sans doute en ayant sentit sa présence. Un léger vent souffla, faisant onduler ses longs cheveux bruns et sa robe. Il en eut le souffle coupé : sa beauté était bien plus qu’ensorcelante.

« Tu m'as entendue jouer ? »

Le ton ne dégageait aucune animosité, juste une légère surprise. Il hocha la tête, recouvrant peu à peu l'usage de la parole comme il sortait de sa torpeur.

« C'était... magnifique.

- Voudrais-tu apprendre à en jouer ? »

Il hésita, mais il accepta. Cela lui permettrait de passer du temps avec la jeune femme... Ils convinrent de se retrouver au même endroit, au crépuscule, chaque soir.

~~~

Plusieurs semaines passèrent. Arthel comptait chaque minute, chaque seconde qui passait, attendant que s’écoulent les heures qui le séparaient de son rendez-vous avec Elena. Il accomplissait ses tâches tout en ayant l'esprit ailleurs. Il manqua de se blesser plusieurs fois, mais rien de grave ne lui arrivait jamais.

Enfin, lorsque l'heure tant attendue approchait, il la rejoignait aussi vite qu’il le pouvait. Elle lui avait donné quelques rubis pour qu'il puisse s'acheter un instrument, qu'il avait lui-même choisi : un luth brun clair qui, sous le soleil couchant, prenait une teinte dorée.

La jeune femme lui apprenait à jouer de la lyre, tandis qu'il observait les ménestrels lorsqu'il sortait pour apprendre comment jouer du luth. Elle l'incita un jour à chanter, et déclara qu'il avait sans doute un don des Déesses. Il lui répondit que son talent n'avait rien de comparable au sien, et elle en rosit de plaisir.

Un soir, alors qu'ils allaient se séparer jusqu’au dîner, elle vint lui prendre les mains. Il ne dit rien pour ponctuer ce simple geste, quoiqu'une légère surprise se peignit sur ses traits. Après une légère hésitation, elle prit la parole.

« Arthel, je... je... je t'aime, et ce depuis notre première rencontre... Je n'osais te le dire, ayant peur de ta réaction... Mais je ne peux ignorer ce que mon cœur me hurle. J'ai besoin de savoir si... si tes sentiments sont similaires aux miens... »

Sa surprise comme sa joie le réduisirent au silence. Les mots refusèrent soudain de sortir de sa gorge pour franchir de ses lèvres ; pourtant, ils se pressaient pour se déverser en un flot de paroles. Devant son silence, les yeux d'Elena s'humidifièrent. Il pressa doucement ses paumes, puis porta l’une d’entre elles sur sa poitrine, à l’emplacement de son cœur qui battait la chamade tant il était heureux.

« Elena... Elena, je... Mon cœur n'osait espérer, et pourtant, je pensais sans cesse à toi... Me pardonneras-tu d'avoir attendu si longtemps pour que je t'ouvre mes sentiments ? »

Un sourire se dessina sur les lèvres de la jeune femme tandis qu'une larme de joie glissait le long de sa joue. Il l'essuya, et elle colla sa joue à sa paume. Doucement, il se pencha vers elle, et leurs lèvres s'unirent en une promesse d'éternité.

~~~

Ils décidèrent de se fiancer, afin de se marier lorsque la paix sera de nouveau rétablie. Les parents de la jeune fille prirent très bien la nouvelle et, malgré le fait que la situation avec le Seigneur du Malin empirait, la maison retentissait d'éclats de rires et de bribes de discussion joyeuses.

Mais les villageois ne partageaient pas leur allégresse. En cette septième année de terreur, la rumeur courrait qu'un jeune homme, au nom inconnu, s'était dressé contre Ganondorf. Tous l'appelaient l'Élu, ou encore le Héros du Temps. Mais malgré cette lueur d'espoir, on racontait que le terrible roi était devenu furieux devant l'incapacité de ses soldats à stopper un simple humain. D'après les rumeurs, il devenait de plus en plus violent, allant même ordonner à ses sbires d'attaquer de simples paysans.

Un jour, alors qu'Arthel était resté seul tandis que la jeune femme et ses parents étaient sortis au marché, une vive agitation se fit entendre au-dehors. Il sortit et interpella un villageois.
    « C'est Elena et ses parents, » fit l'homme, visiblement agité. « Un voyageur blessé s'est écroulé à un jet de flèche de l'entrée du village, et ils se sont portés à son secours. Mais c'était un piège ; seul Branor a réussi à dévier ses coups. »
Le jeune homme se rua dans la maison et dégaina son épée courte, un cadeau du père de la jeune femme. Il disait que par les temps qui courraient, il valait mieux savoir se défendre. Ils s'étaient entraînés ensemble quelques fois, mais serait-ce suffisant ? Comme il sortait de nouveau, l'homme à qui il avait parlé l'interpella.
    « Les combattants vont chercher leurs armes, tenez bon jusqu'à ce qu'ils arrivent ! »
Mais un mauvais pressentiment l'accompagna durant toute la traversée du village. Enfin, il arriva à l'entrée de celui-ci, et il se figea sur place. Seule face à une ombre imposante, Elena se tenait debout, ses vêtements blancs et le reflet de sa lame tranchant contre la silhouette sombre. Mais à y regarder plus attentivement, elle était couverte de sang : ses parents gisaient face contre terre, leurs doigts entrelacés en une dernière étreinte.

Il se mit à courir, malgré le fait qu'il savait. Il arriverait trop tard. L'ombre recula sa lance, prête à frapper.

« ELENA ! »

Elle ne se retourna pas, affrontant et défiant la Mort. Mais elle n'était pas une guerrière ; juste une jeune femme ordinaire, mais unique et chère à ses yeux : elle était sa fiancée. L'arme la transperça de part en part, jaillissant de son dos dans une gerbe de sang.

« NOOON ! ELENA ! »

Il l'entendit hoqueter. L'épée glissa de ses mains et tomba à terre. Arthel avait beau avancer vers sa bien-aimée, le temps semblait s'être figé dans sa course. L'ombre retira lentement sa lance, et les genoux de la jeune femme cédèrent. Il la rattrapa juste à temps, la posant doucement sur le sol.

« Elena, » se lamentait-il. « Elena, pardon, je... J'aurais dû arriver plus tôt... »

Les larmes coulaient sur ses joues et allaient s'écraser sur le visage de la mourante. Elle leva une main tremblante, et il la saisit, collant sa paume glacée contre sa joue. Il sentit qu'elle essuyait ses larmes.

« On dirait un petit garçon... » murmura-t-elle. (Elle sourit tristement Smile« C'est la première fois que je vois tes larmes... Je ne pensais pas... que ce serait dans ces circonstances... »

Un masque de douleur recouvrit soudain le visage de sa fiancée. Elle s’étouffa et cracha du sang ; sa respiration était rauque.

« Chut, ne parle pas... » fit-il. « Ne dis rien...

- Si je me tais maintenant... je ne pourrais jamais plus rien te dire... Je t'aime, Arthel. Je t'aime de tout mon cœur et de toute... mon âme.

- Moi aussi, » sanglota-t-il. « Moi aussi... Oh, Elena, pardonne-moi... Je t'aime... »

Il rapprocha ses lèvres des siennes et lui fit un dernier baiser, dans lequel se mêlait le sel de ses larmes et le sang de sa bien-aimée.

« Je t'aime, mon amour... » murmura-t-il entre leurs lèvres scellées en un ultime adieu.

- Je t'aime aussi... »

Un dernier soupir s'échappa de ses lèvres, puis ses yeux si bleus se fermèrent alors que la Mort l'emportait.

Un sanglot l'étrangla alors qu'il étreignait le corps glacé. Ses larmes redoublant, il berça celle qui était sa vie en hurlant sa rage, son chagrin et sa douleur à la face du ciel.

« ELENAAAAAAAAAA ! »

L'ombre se retira dans un rire alors qu'il restait prostré sur le corps de la jeune femme. Il lui sembla rester des heures ainsi, vidant toute l'eau de son corps à travers ses larmes. Il ne bougea pas lorsque les villageois vinrent le chercher, et se mit à hurler lorsqu'ils voulurent le séparer d'Elena. Il reçut un coup à la nuque et sombra dans l'inconscience, souhaitant de tout son cœur que la Mort vienne le prendre dans les ténèbres insondables, afin d'être ramené auprès de sa bien-aimée.

Il se réveilla sur un lit ; le sien. Il s'agita et tenta de se relever. Un fol espoir s'alluma dans son cœur : et s'il n'avait fait que rêver ? Le docteur à son chevet lui ordonna sèchement de se rallonger, ce qu'il fit.
    « Vous êtes resté inconscient pendant trois jours. Vous devez conserver vos forces.
- Et Elena ? Est-elle... ? »

Il s'interrompit en voyant la tête du médecin. Ce dernier lui tendit un bijou : une boucle d'oreille, provenant de la paire qu'il avait offerte à la jeune femme. Ainsi, il n'avait pas rêvé... Il se prit le visage entre ses paumes en demandant quelques instants de solitude. Lorsque la porte se referma, il sentit une lance de douleur lui traverser le cœur.

« Elena... » gémit-il dans le silence de la chambre.

Alors il se remit à pleurer, à verser ses larmes dans son univers désormais détruit, vide.

~~~

Une douce lueur l'enveloppa, et il se sentit partir, dériver à travers la trame du temps. Il s'éveilla dans une ruelle de la Citadelle, serrant son luth et sa lyre contre lui. Le vent s'engouffra dans l'espace restreint, et il sentit la boucle d'oreille d'azur lui chatouiller le cou. Il s'attendait à être attaqué par des monstres : les rumeurs courant sur les créatures qu’abritait la ville étaient nombreuses et variées, mais certaines étaient véridiques.

Il attendit anxieusement une attaque hurlante, qui ne vint jamais. Seuls lui parvenaient le brouhaha et les rires provenant de la grande place.

Les rires ?

Il se dirigea vers la source du bruit. La grande place était bondée de monde : une joyeuse foule colorée s'animait. Il en resta figé. Pourtant... Il n'avait pas revu une telle agitation depuis sept ans...

Il baissa les yeux et hoqueta. Son corps avait rajeuni de sept hivers d'un coup. Comment cela était-il possible ? Quel maléfice était-ce là ?

Mais sa terreur fut bientôt remplacée par de l'espoir. S'il avait remonté le temps, alors Elena et ses parents n'étaient sans doute pas morts ! Il se mit désespérément à leur recherche, interrogeant tous ceux qu'il rencontrait, chantant pour gagner sa vie. Mais de la jeune femme et de sa famille, il ne restait aucune trace.

Il erra pendant cinq ans à leur recherche, se raccrochant désespérément à ce fol espoir... Mais personne ne connaissait une jeune femme brune aux yeux si bleus du nom d'Elena Faraën.

Il abandonna finalement ses recherches. Pourquoi les Déesses l'avaient-elles épargné ? Il n'était plus rien, sans elle... Peut-être était-ce Elena qui l'avait protégé durant tout ce temps... Si elle se dévouait pour lui laisser la vie sauve, alors il accepterait le fardeau de sa nouvelle vie. Sa vie de solitaire sans une silhouette gracieuse à ses côtés.

~~~

C’est ce que tu aurais voulu… Pas vrai, Elena ?

Et Après ?

Prénom/Surnom: … Mironaaa ?
Age : 17 ans ! ♥️
Comment as-tu découvert le forum ? … Mironaaaaaaa ?
Pourquoi t'être inscrit(e) ? …… Mirona !
Comment trouves-tu le forum ?  Bôw. *.*
Autre chose à ajouter ? … Bah !
Code du règlement: Validééé ♥️
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MessageSujet: Re: Arthel Faraën | Ménestrel vagabond, musicien mélancolique [|Fini|]   Sam 1 Mar - 12:01


Mironaaaaa ? *SBARF*
Bref, rebienvenue sur le forum, mon cher ! Ta présentation est superbe et très agréable à lire, je n'ai rien à redire. ♥

Je te valide donc, il ne te manque plus qu'un rang pour que tu puise aller chanter et jouer sur le forum. ♥

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MessageSujet: Re: Arthel Faraën | Ménestrel vagabond, musicien mélancolique [|Fini|]   Sam 1 Mar - 12:05


Merciiii ! ♥
Pourquoi pas
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<font color=#99CCFF>♫ <font color=#003333>Ménestrel au lamento secret</font> ♫</font>
? \o
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Kee-Mey

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MessageSujet: Re: Arthel Faraën | Ménestrel vagabond, musicien mélancolique [|Fini|]   Sam 1 Mar - 12:08


Et te voilà validé, mon cher !
Amuse-toi bien sur le forum ♥

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MessageSujet: Re: Arthel Faraën | Ménestrel vagabond, musicien mélancolique [|Fini|]   Sam 1 Mar - 12:09


Merci ! ♥
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MessageSujet: Re: Arthel Faraën | Ménestrel vagabond, musicien mélancolique [|Fini|]   


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Arthel Faraën | Ménestrel vagabond, musicien mélancolique [|Fini|]
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